Cette maladie, qui peut être mortelle pour les moutons, est d’un nouveau type. Mais de quoi s’agit-il ?
Risque-t-on de vivre une épizootie ? « 20 Minutes » fait le point pour vous.
La fièvre catarrhale ovine a voyagé. Ce premier foyer de sérotype 3 se trouve dans un élevage ovin de Marpent, dans le Nord.
Mais qu’est-ce que cette maladie ? Doit-on s’inquiéter d’une épizootie ?
20 Minutes vous explique tout. Egalement dite « maladie de la langue bleue », elle se manifeste par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante ou encore la perte des petits en gestation.
Elle n’est pas transmissible aux humains. Elle passe d’un ruminant infecté à un animal indemne par l’intermédiaire d’insectes piqueurs, des moucherons culicoïdes.
Elle affaiblit les animaux, provoque des pertes économiques et perturbe les échanges internationaux. Or, « le sérotype 3 est une menace pour le cheptel ovin français puisque c’est un virus qui induit des manifestations cliniques qui peuvent être assez conséquentes.
(…) Très clairement, il y a des ovins qui meurent » dans des proportions variables d’un élevage à l’autre, avait observé fin juillet le directeur du laboratoire de santé animale de l’Anses, Stéphan Zientara. Il n’existe pas un traitement efficace.
Malheureusement, quand les animaux survivent, ils gardent des séquelles : leur croissance est ralentie et ils sont souvent devenus stériles. De plus, une vaccination « volontaire » sera proposée et le vaccin « mis à disposition gratuitement par l’Etat », a annoncé lundi le ministère.
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